Bienvenue sur le blog de Running Manchi

Je me suis remis à la course à pied il y a maintenant 8 mois. Pourquoi ? La première raison est sans doute qu'avec l'âge (j'ai 39 ans), la vie sédentaire et un goût prononcé pour les bons petits plats j'avais pris quelques kilos en trop (pour rester pudique). Pour couronner le tout, je fume...

Alors un jour je me suis arrêté chez Decathlon et je me suis acheté une paire de running en solde. J'ai demandé conseil à un vendeur qui m'a expliqué que la paire choisie était destinée à des coureurs dont la pratique n'excédait pas plus de 2 sorties hebdomadaires de 45 min. Je lui ai répondu que je serai ravi de revenir lui acheter une paire plus performante quand j'atteindrai cet objectif.
Bilan 8 mois après, je sors 3 fois par semaine et je me suis inscrit à mon premier semi-marathon qui aura lieu dans 3 semaines !

Ce blog sans prétention a pour objectif de vous faire partager au quotidien mon expérience de running au travers de chroniques et vous faire découvrir ce monde sous l'angle d'un coureur de base loin des chronos des meilleurs.

24/01/2010

Photos Prom Classic Nice 2010

Voici un albums de photos de la Prom Classic Nice 2010.

280 PromClassic Nizza 10.1.2010
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Voici les résultats : http://www.promclassic.com/v11/index-20.htm

21/01/2010

1. L'environnement

J'ai pas mal de coureurs à pied au sein de ma famille, c'est donc beaucoup de pression pour ne pas passer pour un "charlot" (j'en parlerai plus tard, car la composante amour propre est un facteur important pour la motivation) mais c'est aussi un avantage car on peut vous donner des conseils pour ne pas faire n'importe quoi au début.

Un de mes cousins est un vrai sportif ! Il a fini 173ème sur 1 000 au triathlon de Nice Ironman (4 km de natation, 180 km de vélo, 42,195 km de course à pied). Il a fini le marathon Nice-Cannes en 2:53:38 (146ème sur 7842). Autant dire qu'on n'est pas du tout dans la même catégorie.

Un de mes beaux-frères enchaînent lui aussi les marathons (Paris, Lyon, New York, Florence,...) et des courses mythiques comme Marseille-Cassis (un semi-marathon avec une côte impressionnante quelques km après le départ). Son meilleur temps sur marathon est 03:18:58 (991ème sur 7842). C'est d'ailleurs lui qui ,un jour de 2006, m'a inscrit à ma première course de 10 km sans m'avertir!

Autant dire que côté exemple j'ai ce qu'il faut ! Mais c'est vrai que ça vous met un peu la pression au début car ces performances vous paraissent hallucinantes et surtout inatteignables.

20/01/2010

2. Les débuts

Cette phase est souvent la plus fastidieuse et la plus démoralisante. J'étais déjà passé par là en 2003, lorsque je m'étais remis au sport après plusieurs années d'arrêt total. Vous avez l'impression (à juste titre) de ne pas avancer et surtout de ne pas être capable de tenir plus de 20 minutes. Mais petit à petit ça vient et vous allongez les phases de course lors de vos sorties.

Donc en reprenant en mai dernier, je ne me suis pas mis la pression. J'ai commencé par faire des sorties de 30 à 45 minutes sans m'arrêter et très lentement. Mais la motivation était là et je connaissais le chemin pour progresser. Donc j'ai patienté pendant mes premières sorties à 7,5/8 km/h de moyenne. J'avais choisi un parc ombragé et pas trop fréquenté (pas bon pour le moral quand on se fait doubler par tout ce qui court...).

19/01/2010

3. Les partenaires d'entraînement

J'ai continué à sortir une à deux fois par semaine. Puis en discutant avec des voisins, je me suis aperçu qu'eux aussi avaient entamé la même démarche que moi. On s'est donc tout naturellement retrouvé 2 fois par semaine pour courir ensemble.

Le casting :

Nous nous retrouvons donc à 4 pour ces séances.
  • Le coach : Pour couronner le tout, nous avons un membre d'un corps d'élite de la police nationale dont le métier consiste à faire du sport tous les jours... il s'est donc tout naturellement imposé comme le leader-entraîneur.
  • Le lièvre : C'est le plus jeune d'entre nous et celui qui a le meilleur niveau hors mis le coach bien sûr.
  • Le renard : Le lièvre est plus rapide mais il sait se hisser à son niveau lors des sorties. Il est déconneur et volubile. Il est fonceur et ne se pose pas de questions quant à la stratégie de course.
  • La tortue : Etant le dernier arrivé dans le groupe, ayant moins de pratique qu'eux (6 mois de moins par rapport au renard et au lièvre) et en surcharge pondérale je me suis vu tout naturellement attribué le rôle de la tortue.
Les premières sorties (sans le coach) :

Un nouvel apprentissage commence : Courir à plusieurs ! Aucun n'a le même niveau...
Lors de la première séance, j'ai décidé d'observer tout en essayant de faire bonne figure. Résultat : 4 km à leur rythme et les 4 derniers km en rampant... (en plein mois de juillet à Nice...). Je comprends très vite que l'on n'est pas du tout dans la même optique. Je décide donc pour les prochaines sorties de les laisser partir et de gérer mes 8 km à mon rythme.
C'est là que les conseils de mon beau-frère m'ont aidé car je savais que cela ne servait à rien de se mettre dans le rouge à chaque sortie et qu'il fallait y aller progressivement et si possible de manière planifiée.

Nous sommes donc sortis ensemble deux fois par semaine, eux devant, moi derrière. A chaque fois l'écart se réduisait sans forcément être dans le rouge. Cette phase est vraiment gratifiante car on sent que l'on fait des progrès.

Les premières sorties de fractionné (avec le coach) :


Puis est arrivée la première séance avec le coach. Il ne sort pas régulièrement avec nous vu qu'il fait du sport tous jours ! Donc voici la fine équipe partie pour un entraînement sévère consistant à monter les escaliers du chateau à partir de la Promenade des Anglais à Nice. Pour ceux qui ne connaissent pas, il y a bien une centaine de marches (à monter une dizaine de fois). Bilan, à la 7ème montée, j'ai calé. A bout de souffle et sans jambes !

Puis il y a eu les fameuses séances sur piste avec des répétitions de 30 sec rapides et 30 sec de récupérations, de 200 m, 400 m puis sa fameuse pyramide : 250 m, 500 m, 750 m, 1 km, puis à nouveau 750 m, 500 m et 250 m. Tout cela, à fond, à fond, à fond, bien sûr...

Lors de ces séances, c'est chacun pour soi car on travaille en se basant sur sa VMA (Vitesse maximale aérobie). La tortue était donc toujours à la traîne par rapport au lièvre et au renard. Mais la forme commençait à s'améliorer.